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Rien à dire

Moran sur la Plaza : pourquoi pas

julieb
16 mai 2010

Tiens, on m’invite au show de Moran…Pourquoi pas.

Nous savions peu de choses sur Moran, à part qu’il était auteur-compositeur-interprète, qu’il était du circuit «festival de chanson» plutôt «qu’indie montréal» et qu’il était le chum de Catherine Major. Nous prenons donc place dans la petite salle à l’étage du Petit Medley sans trop savoir à quoi s’attendre. Celle-ci se remplit tranquillement jusqu’à l’arrivée dudit chanteur, qui passe saluer le public dans la salle avant de commencer son set.

Entouré de deux musiciens (qu’il nous a présentés à cinq ou six reprises durant son concert d’une heure), l’un à la guit acoustique, l’autre au drum balais rafistolé pour l’occasion (et quelques séquences?), Moran, Jean-François de son prénom, nous a présenté un solide répertoire tiré de ses deux albums, dont son plus récent, Mammifères et son premier, Tabac. Bien que la critique ait chaleureusement accueilli ses deux efforts, le public, lui, commence à peine à connaître le beau ténébreux.

Quelques textes de Moran sont en anglais, et d’autres sont signés par nul autre que Christian Mistral et surprise : ce dernier est dans la salle, au grand étonnement de Moran. Il n’en finit plus de se surprendre et d’être reconnaissant envers l’auteur de Soirs de scotch , de La lune, mais aussi, évidemment, de Vamp. On le devine également très près de ses musiciens. L’un deux, Thomas, interprète même l’une de ses propres compositions. On apprend aussi qu’il a fait paraître un album.

Entre les chansons, Moran est bavard, mais pas trop, juste ce qu’il faut, y va d’anecdotes pas cuculs, taquine le public, boit de la tequila, fait des blagues. Ses textes sont solides, parlent d’amour et de toutes sortes de questions. On le devine aussi amoureux des mots, c’est évident. Sa voix grave et mystérieuse rappelle terriblement celle de Luc De Larochelière. C’en est troublant. Suis-je la seule à l’avoir remarqué?

Le public est composé de jeunes visiblement fans et de curieux de tous âges. Moran dédie une chanson (Los Angeles) à sa blonde, qui doit rester à la maison avec leur bébé de huit mois. Le concert est agréable, les arrangements sont parfaits, tout comme le son. Seulement, ses chansons se ressemblent un peu, on bouge peu, on reste toujours dans le même style, le même univers. Il faut aimer la chanson, évidemment, il faut l’écouter. Si vous êtes là pour la hype, oubliez ça.

Moran a un cv impressionnant, apprend-t-on sur sa page Myspace. En moins de cinq ans :

2005 Auteur-compositeur de l’année et chanson de l’année, de l’édition 2005 de Ma Première Place des Arts
2006 Récipiendaire du prix Gilles-Vigneault décerné par la SPACQ.
2007 Récipiendaire du prix de l’Agence Québec Wallonie Bruxelles pour la Jeunesse, décerné dans le cadre de la bourse Rideau 2007.
Sélectionné parmi les huit finalistes pour le Grand Prix de la Relève musicale Archambault 2007.
Les Francofolies de Montréal l’invite à offrir deux représentations de son spectacle lors de l’édition 2007.
Lauréat du prix «Tremplin Découvertes» du festival Les Déferlantes Francophones de Capbreton en France.

2008 Coup de coeur de la prestigieuse Académie Charles-Cros en France.

Ça fait du bien, des fois, d’aller voir un show et de ne pas avoir l’impression que la personne sur scène est blasée, s’en sacre ou te méprise à l’avance. T’sais, quelqu’un qui est heureux d’être là et non pas ailleurs. Et qui a des trucs à dire et non pas juste de la guénille et du gear à te montrer. Sur la Plaza, en plus.

Moran se produisait au Petit Medley en mai mais sera de retour pour une autre résidence cet automne au Petit Medley. Peut-être le verra-t-on sur scène cet été, mais rien n’est annoncé sur son site web pour l’instant.

http://www.myspace.com/tabacmoran

Un commentaire
  • Gilles
    2 juin 2010

    t’es morte ou quoi ?

Rien à dire

julieb

www.grenadine.bandcamp.com

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