BangBang : bangbangblog.com

Rien à dire

La Patère rose à Bercy…et dans les Maisons de la culture

julieb
21 avril 2010

Entre quelques visites de l’autre côté de l’Atlantique (dont une tournée de premières parties de Mika dans des salles dignes du Colisée de Rome) et une tournée en Gaspésie, La Patère rose se produit dans les Maisons de la culture. Après celles de Montréal-nord et de Côte-des-Neiges hier soir, ce sera au tour des Maisons de la culture de Rosemont-Petite-Patrie (le 6 mai) et de Frontenac (le 11 mai) d’accueillir le trio électro-pop. Plus tard en 2010, La Patère rose se produira à la Maison de la culture de NDG (6 octobre) et du Plateau Mont-Royal (14 octobre).

Les tournées des Maisons de la culture sont l’occasion pour les artistes de se produire devant un auditoire différent de celui qu’ils attirent en salle ou dans les bars, dans de belles conditions, et ces concerts sont tout à fait gratuits. Hier, des curieux de tous âges et de toute origine sont venus entendre les chansons de Fanny Bloom et de sa bande, qui n’était pas tout à fait la même qu’à l’habitude : le batteur Kilojules et le claviériste Roboto étant occupés avec leur autre projet Misteur Valaire, ce sont Pat Frazer et Étienne Dupuis-Cloutier qui ont pris la relève et qui se produiront à l’occasion avec la chanteuse. Le show (de plus d’une heure vingt) n’a toutefois rien perdu de son énergie et de sa spontanéité, Fanny Bloom s’amusant avec ses nouveaux musiciens et racontant de nouvelles anecdotes (apparemment, son accordéon est à vendre). Par contre, la chorégraphie de Décapote n’est plus (elle est remplacée par une improvisation de percussions), ni le petit côté broche-à-foin des deux musiciens de Sherbrooke au look coloré (oubliez les casquettes et les lunettes). Il y a toujours les plumes et le jeu interactif dans Aborigènes Bitches et un mime surprenant est arrivé au beau milieu du show, mais je ne saurais dire s’il était en place avant. Les nouveaux musiciens s’intègrent bien dans le spectacle, ils sont solides, prennent leur place, dialoguent avec la chanteuse et même ceux qui semblaient les plus fans de La Patère qui se trouvaient dans la salle hier (ceux qui connaissaient les paroles) n’ont pas semblé être embêtés ou surpris par leur nouvelle présence. Même le technicien de son du groupe, surnommé Pedro Luce, est une superstar qui signe des autographes.

Le groupe, en plus de son répertoire, présente plusieurs nouvelles chansons et quelques reprises, dont une de Talking Heads ( « Psycho Killer….Qu’est-ce que c’est…fafafafafafa… » ), une autre de MGMT avec la chanson Kids, agrémentée de toy piano marqué « Nord Stage » pour l’occasion, qui convenait parfaitement au son et à l’esprit de La Patère, et enfin, la toujours agréable Tourbillon de Jeanne Moreau. On a bien aimé La Marelle, Jessicok et toutes les chansons « les plus tristes du monde », mais moins PaceMaker, qui ne semble pas à sa place vers le début du concert.

On dit souvent de Fanny Bloom qu’elle se lâche sur scène, qu’elle a un petit côté folle, voire déjantée. Selon moi, il n’en est rien. La chanteuse se donne et offre un long et généreux spectacle mais rien ne semble au hasard, même dans ses excentricités : je vois plutôt une musicienne sérieuse en pleine possession de ses moyens, heureuse d’être où elle est. Il n’y a rien de trop criard ou d’agaçant dans La Patère rose bien qu’hier, la voix délicate de la chanteuse semblait poussée à fond dans les fragiles hauts-parleurs de la Maison de la culture. Non, La Patère rose ne se contente pas de livrer ses chansons une à la suite de l’autre.

Pour obtenir des billets, il vous suffit de vous présenter à la billetterie des Maisons de la Culture ou de leur téléphoner. Faites vite, les salles sont souvent combles ou presque. On vous suggère toutefois de ne pas arriver en retard (les shows débutent à 20h) : vous pourriez rester embarrés à l’extérieur de la salle.

Pas encore de commentaire.

Rien à dire

julieb

www.grenadine.bandcamp.com

À propos

RUBRIQUES