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Rien à dire

Phoenix au Métropolis

julieb
8 décembre 2009

Dimanche soir: Phoenix (pas capable d’écrire ce mot sans faire backbackback et le réécrire, ça donne tout le temps Phoenci, Pheonic, Phoevix, etc.) au Métropolis.

Il y avait trois cougars dans la salle (+le boss). Il y avait beaucoup de monde, dans la salle. Il y avait un groupe sur scène, avec lequel nous avons désormais un lien indestructible qui s’appelle Florent. Il y avait Holy Fuck en première partie. Alex fume une clope devant avant qu’on entre:

AG-Aye on se pognes-tu un vestiaire, vous, vous y allez-vous?

JB-Chépo…Ouin peut-être? Ça coûte combien?

RB-C’est genre une et cinquante. Tu m’donneras ton manteau.

AG-Ouan, on va y aller j’pense. Ça aurait été vraiment hot que Florent fasse le son de cette tournée là.

JB-J’pense que si Florent avait fait le son de cette tournée là, on connaîtrait pas Florent.

AG-Pas sûr moi…

JB-Hein?

Nous entrons. R. va au vestiaire avec nos manteaux tandis qu’A. et moi allons vers le bar.

JB-Bon, qu’os-tu veux?

AG-Hein? Je sais pas…

JB-Enwoèye, c’est ta fête (note: il a eu 30 ans hier), qu’os-tu veux?

AG-Ah ben merci, tu m’pogneras une Molson Ex.

JB-’k. SALUT, TROIS MOLSON EX S’IL VOUS PLAIT ! (on dirait la pub)

-Ça fait 17 dollars. (Et un 20 de parti! Quand j’ai dit en joke au guichet plus tôt que 60 piasses, c’était juste assez pour trois bières, j’étais pile dessus).

R. revient.

AG-Cheers les cougs! Béa venait pas?

JB-Ouin, elle doit ben être kek’ part. Pis Manu?

RB-Pense pas…

AG-Étienne?

JB-Non…

RB-Bon ben coup donc, on avance tu?

Nous nous retrouvons sur le parterre, quand même bien placés. Une draft d’odeur humaine arrive à nous.

JB-Coup donc s’tu moi ou…

AG-Ouan…

JB-Ben, merci!

AG-Ben non j’disais: ouan, ça pue.

JB-Ahh.

R-(dégoût).

Au même moment, trois filles au cheveux laineux et un grand slack viennent se placer devant nous.

AG-Tu vois tu kek’chose?

JB-Ben non, c’pas grave. J’vois jamais rien. Ça devrait être interdit aux plus de 5p3.

AG-Tu vois tu le tableau où ils annoncent les shows en haut?

JB-Non.

AG-Ok, j’pense tu devrais checker pour tes yeux. Moi j’y vais à Sorel avant Noël, ma mère a connait quelqu….

Première partie. C’est fort. Gauthier bouge de la tête…

AG-Crisse, c’est bon. J’pense j’vais aller m’acheter ça, moi.

JB-Veux-tu kek’chose?

AG-(Regard qui s’illumine) Ouan, ouan, j’dis pas non.

Je vais au bar, je ramène deux bières dans les mêmes verres.

JB-J’pense que toi c’est celui de la main droite, moi c’est celui dans la main gauche. J’pense.

AG-J’pense j’vais être cocktail.

JB-Bon ben, tant mieux.

AG-Checke ça (il me pointe un jeune gars qui prend son ami en photo qui fait des fuck you).

JB-Va y avoir du ti-gars de Kirkland soul à soir!

AG-HA’ ha ha (rire typique du Père Gauthier).

JB-Non mais c’est vrai…y’a comme juste des anglophones on dirait.

AG-Ouan, ouan c’est vrai. Pour un groupe de Français…c’est drôle. Penses-tu que si Florent avait été ici, on aurait pu aller backstage?

JB-Ben…chépo…sûrement.

AG-P’t'être qu’on peut y aller quand même…(R. se retourne)

RB-Pense pas moi qu’on puisse aller backstage.

JB-Bof, anyway, qu’est-ce tu veux qu’on aille faire là?

AG-Ouan…je sais pas…

JB-Assez vu de backstage…TOUTT PAREILS!

AG-Ouan, mais pas celui du *Métropolis*.

RB-Moi, j’l'ai vu 4 fois.

PHOENIX ARRIVE. Sur une immense toile blanche s’illumine «Wolfgang Amadeus Phoenix» avec leur logo de bombe qui ressemble à un dirigeable qui ressemble à un bonbon.

RB-Les paris sont ouverts pour la première toune.

JB-Fences!

AG-L’instrumentale! Que j’la skipe tout’ l’temps!

RB-Nanon ça va être la première du disque…

Petites notes de guit…

JB-Aaaaaah!

RB-Ouin Béa me l’avait dit…

These days itcomesitcomesitcomesitcomesitcomesandgoes!

JB-Wooooooo clap clap clap !

-THANK YOU SO MUCH WE’RE SO HAPPY TO BE HERE!

RB-Parle en français, tabarnak!

AG-Ouan!

RB-J’pense j’écoute plus cet artiste là si il dit pas un mot de français du show.

AG-Ah ça c’est tellement vrai. Sont’ de même les Français. Ils veulent tellement parler en anglais.

JB-’sti qu’cé weird ça, on écoute un groupe de Français, qui chante en anglais pis qui parle même pas anglais, dans une salle, entourés d’anglos, à Montréal.

Wheeeere would you go where would you go with a lasso ?

Nous apercevons Béa, nous faisons des signes de la main très «Ah tiens, vous êtes là».

-MERCI BEAUCOUP BEAUCOUP MONTRÉAL /THANK YOU THANK YOU THANK YOU!

JB-Baon, ils viennent de catcher où est-ce qu’ils sont…

RB-Non mais c’est impossible qu’ils savent pas ça, impossible.

JB-Bof, moi y’a rien qui m’étonne…

AG-Faut j’aille pisser…

JB-Ok ouin, moi aussi, j’vais monter avec toi. On r’vient!

Au moment où nous sortons des toilettes:

Fen’ ceeeess in a roww….

AG-Wooo!

JB-Hum…J’vais prendre l’air 5 minutes.

AG-Ok moi j’vais fumer une clopedebor!

JB-Ça m’écoeure de manquer des tounes…il doit ben rester un bon 45 minutes au show j’espère…

AG-Ouan…

JB-Juste 2 minutes, prendre l’air. T’as-tu ton coupon de vestiaire?

AG-Ouan, ouan (il taponne la poche de sa chemise).

JB-Checke, c’est genre T-Pain.

AG-Qué ça?

JB-T-Pain (un sosie de T-Pain se dirige vers les escaliers. Nous redescendons).

AG-HA ha ha (rire typique du Père Gauthier).

Nous croisons Pascale Picard qui texte frénétiquement. Plein de chemises à carreaux. Au vestiaire, nous remettons nos coupons. La fille part chercher nos manteaux. Elle revient avec celui d’Alex.

-J’ai pas le tien, me donnes-tu deux minutes?

JB-Euh…Ouin.

AG-Si elle le trouve pas, j’irai! Moi j’ai fait ça longtemps, du vestiaire…Ouan!

(Pause)

AG-Chu sur qu’en appelant Florent, on aurait pu être sur la guest’ c’est clair.

JB-J’pense que je vais te mettre en scène sur mon blogue.

AG-Ah ouin, j’aimerais ça, ça.

JB-Veux-tu qu’il t’arrive de quoi de vraiment trash? Genre que tu te bats avec Hugo Mudie?

AG-C’est qui ça, Hugo Mudie?

JB-Ou genre que tu vomis dans’ ruelle, ou que tu te mets tout nu sul’ stage?

AG-J’te fais confiance.

JB-Ok, je sais ben pas qu’est-ce que je vais pouvoir raconter. Ça va être genre ton cadeau de fête. Mais je garantis rien. Faut j’fasse attention: j’vais recevoir des messages d’insultes si c’est trop crédible.

AG-Ah ouin, ils vont se dire: ostie d’cave, Gauthier.

JB-Ouin, ils vont me dire que je suis méprisante…que je méprise une fille qui existe même pas, avec une autre fille qui existe même pas, à propos d’une situation qui n’est jamais arrivée à propos de laquelle je pense rien…

AG-C’est fort ça, se faire insulter pour de la fiction.

JB-Bof, c’est drôle. Ouin, ben faut faire attention, parce que là, on est vraiment au show de Phoenix pour vrai, pis c’est ça que je vais dire.

La fille revient les mains vides.

AG-Elle a pas ton manteau on dirait…

JB-Oh, la belle anecdote à raconter.

3 commentaires
  • André Péloquin
    8 décembre 2009

    Osti d’cave, Gauthier.

  • Stéphanie Chicoine
    9 décembre 2009

    J’avais vu Phoenix au Club Soda pour l’album précédent et j’avais été déçue un brin. J’espère que votre exéprience était plaisante, malgré le prix exhorbitant des Molson Ex.

  • Hugo - the other blogueur
    22 janvier 2010

    C’est qui ça Hugo Mudie ?

Rien à dire

julieb

www.grenadine.bandcamp.com

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