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Rien à dire

Tournée européenne, jour 9: bowling

julieb
13 novembre 2009

She said I’m with stupid, money is a sick muse. Pull your little arrows out let me live my life.

Eh oui, demain est un autre jour. Nous avons donc passé la journée d’hier à Saint-Lô, pas Saint-Malo, pas Saint-Laurent. Saint-Lô, ville millénaire, détruite one shot en 1944 par des totons de la bêtise humaine. On l’appelle d’ailleurs Capitale des ruines. J’ai vu à la cathédrale un obus planté dans le mûr de l’église qui n’avait pas explosé. Intéressant. Parmi les restes de l’avant-guerre qui n’ont pas été détruits, une fleur de lys en pierre qui trône dans l’église. Un signe?

Nous sommes allés jouer au bowling dans l’après-midi (les grosses boules). Wow. Étant généralement bonne en rien dans la vie (à part en dessin quand j’avais 6 ans, en alto jusqu’à 16 ans et en archéo jusqu’à 23 ans), je suis inévitablement pourrie au bowling. Partagée entre mon orgueil de poursuivre et un début de tendinite à la main droite, j’ai finalement enlevé les horribles chaussures et me suis dirigée vers le bar avec mon dernier billet de per d de 50 euros. C’est pas cher, dans les bowling en France. Après, on spotte une boutique de cognac et on se dit qu’Alex doit être dans les parages. Effectivement, le Père se trouve en pleine dégustation. Bon, pourquoi pas floaber 20 euros pour une bouteille. On est pas à la dizaine de piasses près.

Aussi, vous êtes bien aimables pour votre soutien, vos mp3, etc. C’est touchant. Je remarque toutefois un certain paradoxe: ce ne sont pas les gens qui ont le plus besoin d’aide qui attirent la compassion. Ce n’est pas maintenant que j’ai besoin d’aide. Je suis correcte, je ne suis pas à plaindre. Ce dont j’aurais besoin en ce moment, c’est peut-être de jouer de la musique ou de ne plus être la fille qu’on appelle par son nom de famille…

Sinon, je me suis réveillée en sursaut: sur le iPod que j’ai oublié dans l’avion l’autre fois, il y avait mes maquettes de chanson. Une autre bonne raison de badtriper dans la vie. Pour une fois, je prie pour l’unilinguisme du personnel d’Air Canada.

Mais ça, c’est une autre paire de Manche. Retour à Paris pour quelques jours.

Pas encore de commentaire.

Rien à dire

julieb

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