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Rien à direPas faire de la bouetteJulie Brunet26 mai 2009
Puisque je n’ai plus rien à faire (en recherche d’emploi), que j’ai rien à dire et que je suis assez cassée (me voyez-vous sur scène ces jours-ci? +un mois en France de bénévolat pour cause de pas d’emploi, dans mon domaine cette fois), nous avons commencé à enregistrer quelques chansons, travail long et douloureux (hier s’est achevé après deux verres de whisky par un «ok, laisse faire! on continuera demain, je l’vois ben qu’ça t’tente pas» +pour nos voisins de sous-sol +pour mon égo «COMMENT ÇA? Ça arrive pas? Ça marchait dans ma tête !!!»). DIY. Sinon, ça roule maboule dans le meilleur démon. Mais je me demande comment ils font, le monde qui se font producer par leur conjoint, processus qui semble ô combien agréable, romantique, cute, etc. Parce que je me dis que si avec moi ça fait des flammèches, avec (aucun nom ne me vient en tête, mais imaginez une divan quelconque, du genre Vanessa Paresseuse), ça doit être épouvantable. Tuons le mythe, tuons-le. À moins que je ne me transforme en divan, moi aussi, si je tiens le rôle de leadsinger. Peu importe, les mythes, c’est d’la merde. Aussi, je commence à être un peu parano, depuis le temps. «C’est en (tonalité) ça? Combien on a de tounes en (tonalité)? On peut pas faire toutes nos tounes pareilles, comme (aucun nom ne me vient en tête)!!!». Sans parler des lyrics, ça, ça me fait badtriper au plus au point, comme vous vous en doutez. J’voudrais pas écrire d’la merde, comme (aucun nom ne me vient en tête). Ça fait presque deux ans que je les écris, j’ai presque tout scrapé, puis réécrit en accéléré depuis un mois, le tout, en étant évidemment insatisfaite de l’ensemble de mon hors d’oeuvre, me disant à chaque chanson: «Ok, celle-ci, c’est pas la meilleure, mais l’autre est vraiment meilleure». Et de me dire la même chose pour l’autre. Deux écoles se confrontent dans ma tête (rien de moins). La première, c’est l’école du rock (Hendrik serait fier de moi): pas besoin de trop se casser la tête, vaut mieux garder ça simple, pour vu que ce soit efficace, etc. La deuxième, je sais pas c’est l’école de quoi, mais elle me dit: «T’as 25 ans, connasse, t’es allée à l’école, t’as étudié en création littéraire, t’en as vu d’autres, etc. tu peux pas écrire des nunucheries». Et la première école de péter la gueule à l’autre…et l’autre de traîner la première dans la bouette…Comment garder la tête froide? Vivement l’archéo. Au moins, la bouette, elle est payante. Carla Brunet
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